Le phare de Cordouan, éternel jeune homme, fêtait son quatrième siècle. Le SMIDDEST a organisé, le samedi 11 juin dernier, une manifestation anniversaire destinée à un large public pour fêter en mer ce bel événement. Je n’ai pu y participer, car il n’y avait plus de places sur la Bohême, bateau qui effectue le transport jusqu’au phare. Mais pour cette occasion, le musée du phare de Cordouan et des Phares et Balises, situé à la Pointe de Grave, était ouvert sans interruption jusque fort tard dans la nuit. Voulez-vous le visiter avec moi ?
Bâtie en 1859, sa tour de 28 mètres de hauteur est de forme carrée. Le musée se compose de cinq salles situées au bas de l’édifice, dans lesquelles sont exposées des maquettes, d’anciennes lanternes, des balises, des documents anciens et des vidéos. Puis, si vous le voulez, nous grimperons les escaliers.
Grimpons l’escalier en colimaçon. Imaginez-moi : j’ai le vertige en grimpant sur une chaise ! La dernière partie est un escalier métallique très étroit, laissant juste le passage d’une personne. Cent huit marches plus haut, un magnifique panorama s’offre à nos regards. Les rebords de la plateforme entourant la lanterne sont décorés de plaques en céramique peintes par Marie Duval Barreyre : une merveilleuse table d’orientation surélevée dominant le paysage.
Saviez-vous que New York est à tout juste 5 800 kilomètres de la Pointe ? Imaginez-vous qu’une si petite ampoule signale de si loin la présence d’un phare, alors qu’elle n’est pas plus grande que celles de vos petites lampes de salon ?
La visite est terminée. Ce n’est pas tout : il faut maintenant descendre malgré le vertige. L’escalier est si étroit et raide que l’on doit le prendre « en marche arrière ». La nuit est tombée, les festivités se poursuivent par un concert au pied du musée et sur la plage de la Chambrette. Une dernière vue, de nuit.
Merci de m’avoir suivie là-haut, tout là-haut. Ce week-end, je vais visiter le phare de Cordouan ; j’espère que mon APN ne prendra pas l’eau.