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Les drôles de dames

 

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Drôles de dames
Drôles de dames

Dans la quincaillerie de Saint Vivien, on entend souvent dire : « c'est la caverne d'Ali Baba ici ! », ou encore : « elles connaissent leur boulot ! »… La première fois qu'ils entrent ici, pour un achat ou un service, les clients masculins sont un peu surpris de discuter de leur problème professionnel ou de bricolage avec des femmes aussi expérimentées qu'Annie, Dominique ou Pascale.

C'est agréable, et rare aussi, de rencontrer des personnes qui écoutent et comprennent, qui prennent le temps de résoudre le besoin du client. Ce n'est pas commun, c'est un service très personnel, on ne le trouve plus dans les magasins de grande surface. Annie Cassagne, c'est l'ancienne avec ses 25 ans de maison. Entrée en 1990, elle a immédiatement aimé cette activité et cette ambiance, « j'aime mon travail, dit-elle, c'est un métier qui me plaît ! ». Propos immédiatement confirmés et adoptés par Dominique Chaveroux, qui fut vendeuse en saison estivale mais qui travaille à temps complet depuis trois ans, depuis le départ en retraite de Marie-France Gris. Pascale Esnault est arrivée à ce moment en qualité de vendeuse saisonnière.

Les trois dames gèrent la quincaillerie de Saint-Vivien-de-Médoc avec charme et compétence. Elles ont une connaissance diversifiée et infinie des outils et des besoins du monde artisanal, ont en tête des milliers de références de clous, de vis, de boulons, bref de tout ce qui est imaginable en quincaillerie. Et « s'il n'y a pas, nous le commandons et le recevons entre 24 et 48 heures», ajoutent-elles de concert.

Mais le plus gros de l'activité reste basé sur la quincaillerie demandée par une clientèle essentiellement masculine et professionnelle : beaucoup d'artisans s'y approvisionnent et bon nombre de particuliers sont certains de trouver la « pièce qui va bien». Des clients viennent avec des pièces cassées, un tube, une vanne en panne ou bien ils arrivent, téléphone portable à la main, montrent des photos d'un sinistre, d'une panne, expliquent leur problème et attendent la solution qui, c'est certain, résoudra leur problème, car « elles connaissent leur boulot ! ».

Dominique Rouyer (Saint-Vivien)