Serge Bibes - un vrai clown

 

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La grandeur du vrai clown est qu’il sait tout faire avec un égal bonheur : jongler, mimer, parler en restant drôle et faire des acrobaties. Quand il n’est pas, en plus, musicien de talent…

Serge Bibès est un clown. Un vrai, sans maquillage mais avec talent. Et si la soirée du 13 août au restaurant La Mare aux Grenouilles à Lesparre s’est déroulée devant un public beaucoup trop confidentiel, j’en accuserai principalement le choix de la date en plein week-end du quinze août dans un monde où vacances et culture semblent, hélas, totalement incompatibles. Surtout dans le Médoc qui, à mon humble avis, a quelques pas de géant à rattraper en ce domaine.

Nous nous sommes régalés. Il jongle à merveille avec tout ce qui lui tombe sous la main : balles, assiettes, même des balayettes de waters (propres !), et essayez un peu, si vous l’osez, de jongler en adaptant toujours le geste qu’il faut avec une tasse, sa soucoupe et un morceau de sucre. Prenez, de préférence, de l’incassable. C’est un conseil.

La prestidigitation ? Pas de problème ! Un festival de tours de cartes, de cordes à nœuds qui se dénouent et changent de longueur en un tour de main, de divination, d’objets divers à géométrie variable, le tout dans un enchaînement vif et plein d’allant, avec l’inévitable réflexion de ma voisine de table : « Ça m’énerve, j’ai beau regarder, je ne vois jamais le truc !... »

Que dire du ventriloque, sinon que j’étais fasciné, que c’était plein d’humour, que les personnages que faisait parler et même chanter Serge Bibès étaient drôles et attachants et que le rythme était effréné ?

… et tout ça dans le sourire, l’œil qui brille malicieusement, le discours désopilant dans une communication joyeuse qui faisait oublier le trop petit nombre de spectateurs. Ce qui n’a pas empêché Serge Bibès de se donner tout entier à son show comme si nous avions été deux-cents. Bravo l’artiste ! Nous nous reverrons, une pareille qualité, ça ne se rate pas.

Et souhaitons un très bon vent en poupe à la Mare aux Grenouilles où Joël, le patron, compte bien poursuivre les spectacles.

Michel Larroche / Claudéa Vossbeck-L’Hoëst