De refuge en refuge

 

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Un lundi matin ensoleillé, nous avons quitté le gîte de Mérens (1100m) après un bon petit déjeuner précédé d’une nuit passée tous ensemble, sous les combles du deuxième étage et d’un excellent dîner composé de lasagnes aux légumes et d’œufs au lait. Et de suite, nous avons commencé à monter, grimper, gravir… Les mots manquent, comme le souffle ou les jambes ou l’entraînement, pour traduire notre peine à ascensionner pendant 5 heures, dont 2 très difficiles, dans la pierraille. Nous souffrons d’emblée pour atteindre le lac au bord duquel nous pique-niquons puis, après une dernière heure de grimpée, enfin le Col Porteille des Bésines à 2333m. Une heure de descente dans les pierres nous conduit au Refuge des Beysines.

Son hôte sympathique, accueillant, nous gave de bœuf bourguignon et nous offre une boite à sardines de 2 fois 4 couchettes superposées, bientôt animée de paroles, lecture, et ronflements divers, une nuit réparatrice pourtant, accompagnée de pluie et de vent, après l’orage du soir.

Le mardi, nous grimpons le GR10 jusqu’au Col de Coma d’Anvell (2455m) pour l’abandonner ensuite. Une très belle vue sur le lac Lanoux précède une descente de 1h30, dans un pierrier infernal. De petits lacs de-ci de-là, un temps ensoleillé. Les nuages courent dans le ciel limpide, puis l’étang de Beys à 1954m. Une balade ce jour-là. Julien, hôte montagnard et cuisinier du gîte En Beys, nous accueille abruptement avec un succulent plat exotique de porc à l’ananas et un discours engagé sur le tourisme de l’Ariège. Nous dormons dans une chambre à mezzanine, quel confort ! Il pleut, quel doux chant !
...

De col en col, de refuge en refuge, la boucle est bouclée. Quatre jours en dehors de la vie civilisée, quatre jours de solitude à huit - il est toujours possible d’être seul devant, pour les plus rapides ou seul, derrière, pour ceux qui traînent la jambe- de paysages toujours beaux, d’arbres et de pierres, d’alpages fleuris, de chemins différents, d’eau, de ciels purs, de silence. Parfois fatigués mais toujours reconstitués, encouragés, heureux de notre performance, de l’espace, des structures d’accueil, de notre groupe, de notre guide. Nous remercions vivement Christian et Safari-Médoc.


Huguette Hervieu (Grayan)


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