La frégate Hermione

 

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En mai, nous avons décidé de fêter un anniversaire sur l'île de Ré, disons que pour aucun de nous ceci ne se renouvellera trente cinq fois. Des amis nous avaient conseillé de visiter la Corderie Royale à Rochefort et aussi d'aller voir la construction de la réplique d'une frégate du 18ème "L'Hermione". Conseil que nous sommes contents d'avoir suivi.

La ville de Rochefort, à vingt minutes au sud de la Rochelle, fut mise en valeur par les Français, en particulier parce qu'on pouvait y bâtir en toute sécurité la flotte de guerre française. Le port naturel situé entre l'île de Ré et l'île d'Oléron ainsi que l'accessibilité à la Charente étaient l'idéal non seulement pour y construire les bateaux mais aussi comme principal refuge des navires endommagés en quête de réparation et de fourniture de tout l'équipement nécessaire aux vaisseaux de guerre de haute mer. Un gigantesque arsenal s'est développé à cet endroit.

Hermione Hermione Hermione
L'Hermione est construite dans un bassin de radoub couvert, entourée d'échafaudages assortis à chaque niveau de panneaux d'informations. La construction a débuté il y a dix ans, le nombre d'artisans varie, cependant une équipe régulière de six personnes travaillent sur les parties en chêne aidées par les forgerons, peintres etc. en fonction des besoins.

Le chêne vient de toutes les régions de France. Des arbres aux formes particulières sont repérés en rapport avec les gabarits que l'on utilise pour fabriquer la quille et la membrure. En été, des troupes d'acteurs en habits du 18ème siècle, servent de guides et d'animateurs surtout auprès des jeunes visiteurs. L'essentiel de la renommée de l'Hermione est dû au transport du marquis de La Fayette avec une troupe de soldats vers l'Amérique au moment où la France cherchait à conquérir de nouveaux territoires.

A notre époque une telle qualité de travail est exceptionnelle; pour l'heure le château arrière est l'objet de peintures et placages à la feuille d'or. Assurément nous retournerons voir l'Hermione tant cette visite fut fascinante.

Judi Humphrey and "T" Brookman (Saint Vivien), traduction : Françoise et Guy-Maternus Schneider