À propos des activités associatives dans le Médoc…

 

Rencontre
Vous l’avez sans doute remarqué : La plupart des articles de Médoc actif ont trait aux activités associatives, qu’il s’agisse de l’organisation de voyages, de concerts, de manifestations sportives. Ce sont les associations qui sont à l’origine des grandes fêtes comme Soulac 1900 ou le marathon du Médoc. Et dans nos publications, nous vous donnons un aperçu qui ne reflète qu’une petite partie de la richesse de la vie associative médocaine.

En amont de ces activités, s’articule toute une organisation avec pour chaque association, un conseil d’administration, un bureau, un président, un secrétaire, un trésorier ; chaque année, a lieu l’assemblée générale qui permet aux adhérents une véritable participation à la vie associative, tout cela dans l’esprit de la loi de 1901.


Vidéo du festival de jazz à Lesparre en 2014 ; les gens derrière les coulisses

C’est probablement de cette façon que fonctionnent la plupart des associations en Europe ; le tissu associatif peut permettre que se développent quantité d’actions à partir du moment où quelques personnes volontaires se rassemblent, si tant est que pour les moments plus intensifs, certains adhérents leur prêtent main forte. Il s’agit pour tous de travail bénévole, ce qui n’est pas toujours évident à concevoir dans notre société.

Se pose aussi le problème des moyens financiers : Il n’existe vraisemblablement que très peu d’activités gratuites. Alors commence une recherche de fonds très énergivore. Certains se sont déjà étonnés des nombreux lotos qui ont lieu dans le Médoc. Pour les responsables, c’est une source de rentrée d’argent appréciable, assortie bien sûr d’une quantité de travail non négligeable.

On remarque que pour beaucoup d’associations, particulièrement celles qui ont des objectifs culturels, la moyenne d’âge est élevée, souvent autour de soixante-dix ans. Elles manquent de sang neuf et…jeune. Cela s’est révélé encore plus vrai dans les dernières années où nous avons été projetés dans l’époque de l’internet et du Smartphone et où les activités virtuelles semblent suffire à occuper une grosse partie du temps libre de certains jeunes gens (e.g. Pokémon Go).

Pourtant, le tissu associatif est un facteur important de cohésion sociale qui au delà des activités proposées, contribue au « vivre ensemble ». Imaginons, rien qu’un instant, le Médoc sans associations… Nous aurions, certes, un manque en particulier au niveau culturel mais aussi et surtout au niveau sociétal. C’est pourquoi il semble incontournable d’attirer les jeunes dans le circuit associatif, de les intégrer dans des fonctions à responsabilité et de tenir compte de leurs aspirations. Nous pourrons ainsi continuer à profiter de tout le travail précédemment accompli.

Christian Büttner (Saint Vivien), Odile Henneguelle « traduction libre » du texte