Gens

Soundpainting, délires mélodieux, poésies en portées...

 

Delimelo 1

Delimelo 2

Delimelo 3

Delimelo 4

Delimelo 5

Delimelo 6

… Liste non exhaustive car il ne peut y avoir rien d’exhaustif quand on se frotte à la magie de la musique d’Eric et que l’on découvre la voix si légère, si expressive, si chaudement timbrée de Nadia.

Nous les avions rencontrés lors de leur spectacle dans le cadre du festival Au Fil des Mots proposé par la Communauté de Communes Cœur-Médoc en 2009. Déjà, le festival était une réussite, la présentation de Délimélo en fut certainement l’une des plus belles cerises. L’une des plus rouges. Rouge comme chaleur, comme ardeur, comme bonheur, comme poésie en délires de mélodies.

Ils avaient dressé la scène dans la cave qui exhalait les aromes des vins vieillissants du Château Saint Christoly au Port Saint Christoly du Médoc. Transformée en salle, la cave était plongée dans le noir, seules quelques lumières sur la scène pour mettre en relief un mobilier minimaliste dans un décor esquissé pour accueillir une mise en scène réduite au stricte nécessaire afin de laisser libre cours à l’expression musicale, mimique, à la force suggestive des déplacements, des mots, des regards, des voix d’une femme en noir et du piano, porte-parole de l’homme en blanc.

Depuis, nous avons souhaité les rencontrer. Comme ils sont plus qu’occupés, le temps a passé. Le désir de partage est resté inchangé, de part et d’autre. Nous avons pu les découvrir hors scène, hors contexte professionnel, hors contrainte ou ambition d’être à la hauteur. Tout simplement en visite chez nous à Hernan également sur les bords de la Gironde à un regard au-dessus de la colline de Saint Christoly. Lui, toujours en blanc. Elle, toujours en noir, ou presque, ses cheveux noirs magnifiques y sont certainement pour quelque chose. Il faut dire, qu’au contact de notre grand Montagne des Pyrénées croisé Landseer, le noir de ses vêtement a vite viré vers un gris indéfinissable. Heureusement, ce n’est pas ce genre de détail qui leur importe. Si de la ville ils se sont exportés dans les pins, c’est bien avec un vrai goût pour la nature, sans manières citadines, animés par un désir profond d’aller au bout de leurs besoins de partager leur créativité et de construire des espaces de liberté.

Eric Le Louvier et Nadia Fontaine se sont rencontrés sur les notes de leurs musiques si différentes, au départ. Elle, plus classique, plus conventionnelle, ayant évolué avec des partitions en mains. Lui, résolument trans-conventionnel, d’une créativité qui dépasse les portées imposées, improviseur né, compositeur de fait, emportant Nadia au delà de la portée de partitions figées. La passion ayant fait le reste, si chacun des deux continue à développer ses projets pour enfants, leur duo de talents s’exprime en puissances subtiles pour tous les âges, dans leur spectacle musico-lyrico-poétique Si tu m’aimes il faut le dire, autrement appelé Poésies en portées.

Claudéa Vossbeck L’Hoëst (Saint Yzans)